Qui vous voyez ici à droite, ce sont : l'ex-comissaire et ex MAE portugais, J.D. Pinheiro, avec le toujours dictateur de l'Uganda Yoweri Museveny. Alors que tout le monde à les yeux rivés sur le Darfour, Museveny continue tranquilement, sous couvert de lute contre les fanatiques de la LRA, l'armée de résistance du seigneur, l'élimination systématique du peuple Acholi. Puisque les gens de la LRA de Joseph Koni, violent les filles des villages de la région, et kidnapent les garçons pour en faire des soldats du Christ, Museveni a décidé depuis longtemps de les garder dans des camps surveillés. Classique techique anti-guerrilla, la réponse au "poisson dans l'eau" de Mao, réponse inventé par les français en Indochine et en Algérie.
Mais gardés par l'armé les Acholi sont victimes de leurs gardiens, qui violent aussi les femmes, qui tuent les hommes et afament les enfants. Entre 1000 et 1500 enfants meurent par semaine dans les camps. Et 95% des Acholi résident déjà dans ces camps selon World Vision Uganda. Des camps ou le taux de mortalité est trois fois supérieur à celui du Darfour. Kampala envoye dans la région prioritairement les soldats contaminés par de VIH. Résultat, le taux de cas de Sida, avoisine aujourd'hui les 30% / 40% alors que la région n'était pas afectée il y a quelques années. Le taux national en Uganda en moyenne est de 6,4%. C'est l'utilisation du HIV comme arme de destruction massive...
La volonté d'exterminer les Acholi avait déjà commencé dans les temps du dictateur fou Idi Amin Dada. il s'était acharné contre les élites, inteligentsia, militaire, hommes d'affaires et comerçants. Museveni, continue, en secret, mais s'acharne surtout sur les femmes et les enfants, meilleure façon de faire disparaitre cette etnie, consideré par les elites proches du Président comme des non-humains: "Ils sont des substances biologiques... et ne meritent pas vivre!" dit le comandant Kajabago Karushoke, un des principaux ideologues du régime.
Museveni, avait inventé un concept nouveau qui lui avait valu la sympathie des américains, et britaniques, la Démocratie de parti unique. Mais aujourd'hui, incapable de organiser des elections vraiment justes et libres, et après ses aventures au Rwanda et en RDC, ces anciens alliés, le lâchent un à un. Trop c'est trop...
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